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22270 BATAILLE (Georges). L’être indifférencié n’est rien.
Montpellier, Fata Morgana, 2013, in-8, en feuilles, sous couvertures rempliéés. Tirage unique à 24 exemplaires num. sur vélin pur fil d’Arches, comportant chacun deux fusains originaux de Damien DAUFRESNE. Signature de l’artiste au colophon.


450 €


 






21621 BATAILLE (Georges). Procès de Gilles de Rais.
Documents précédés d’une introduction par Georges Bataille. Le plumitif latin du procès d’église a été traduit par Pierre Klossowski. P., Le Club Français du Livre, Essais, 1959, in-8, rel. toile, 364 p. édition originale num. (pas de grand papier). Envoi a.s. à Gaetan Picon.


750 €


 






20974 BATAILLE (Georges). La Littérature et le mal.
Paris, N.R.F., 1957, in-12, broché, 231 pages. Édition originale. 1/25 ex. num. sur vélin pur fil Lafuma, seul tirage en grand papier.


2500 €


 






20971 BATAILLE (Georges). L'Abbé C.
P., Éditions de Minuit, 1950, in-12, br., 225 p. Edition originale. 1/30 ex. num. sur vélin du Ghaldwill, tirage de tête avec 3 Madagascar.


1500 €


 






20965 BATAILLE (Georges). L'Erotisme.
P., éditions de Minuit, 1957, in-8, br., 306 p. Edition originale. 1/35 ex. num. sur vélin pur fil (seul tirage en grand papier). Très bel exemplaire.


3500 €


 






19941 BATAILLE (Georges). 4 lettres autographes signées à sa cousine Marie-Louise.
Sans lieu ni date [Madrid ou Séville, février - mai 1922], 26 p. in-8 ou in-4 à l'encre noire ou bleue. Importante correspondance de Bataille avec sa cousine Marie-Louise qui sera jusqu'en 1924-1925 sa plus proche confidente. Sorti second de l'École des Chartres en février 1922, Bataille part pour un séjour en Espagne, à l'École des Hautes Études Hispaniques (l'actuelle Casa de Velázquez) en mission scientifique (l'étude des manuscrits français du Moyen-Âge conservés dans les bibliothèques d'Espagne). Les trois premières de ces lettres ont servi à Michel Surya pour l'établissement de sa biographie de Bataille (La mort à l'œuvre, Gallimard, 1992). La dernière est complètement inédite. Écrite de Séville, très certainement en état d'ivresse, elle n'est pas sans faire songer dans son contenu à certains épisodes d'Histoire de l'œil, le plus fameux des textes érotiques que Bataille écrira quelques années plus tard, texte autobiographique, ne l'oublions pas, ou plutôt en partie imaginaire. ? Ma chère Marie-Louise, il est à présent certain que je suis à Madrid et non comme tu pourrais le penser ou dans l'enthousiasme ou dans la désolation mais dans cet état mixte qui est caractérisé par le fait qu'il ne comporte ni enthousiasme ni désolation… Ma mission scientifique est en bonne voie parce que, merveille, je découvre une science nouvelle et véritable ce qui est digne de réjouissances, digne de félicitations. La plupart des pauvres gens rêvent d'une façon dépourvue du caractère scientifique et de la méthode, ce qui est à proprement parler une calamité générale. Il y a des méthodes pour aspirer la fumée du tabac et de l'opium pour humer la saveur des vieux vins et des cafés étranges et il n'y en avait pas pour s'imprégner profondément d'une rêverie. Il n'y en avait pas pour imaginer des baisers brûlants ou des crépuscules parfumés tout en regardant des figures pas plus expressives qu'un pot allemand de bière ou une cravate à dix-neuf sous. C'est pourquoi j 'invente patiemment une méthode à me faire rêver dans les plus humbles circonstances… ? Ma bien chère Marie-Louise (…) En effet j 'ai passé ces jours ci les plus mauvais que j 'ai encore eu en Espagne (…) Il ne faut pas trop m'en vouloir d'avoir eu contre toi une irritation très passagère. Je ne veux pas t'en reparler. Je suis seulement obligé de te rappeler qu'en particulier le 23 août 1920 j 'étais on ne peut plus, préoccupé d'aller en Orient, qu'à cette époque le goût des voyages était si déterminé en moi que je sollicitai un mois plus tard un poste de professeur en Amérique… Ta dernière lettre a été pour moi une grande consolation. Je souffrais beaucoup de ce qui était arrivé entre nous. J 'ai été en particulier fort heureux de lire que tu avais enfin un peu d'amitié pour mademoiselle Renié (…) elle est la Béatrice des choses de la terre, des voyages à travers de très véridiques pays, qui tous donnent à son imagination une passion amoureuse très émouvante. Aussi bien je ne veux plus la considérer comme une créature toute réelle (…) Ainsi mademoiselle Renié me donne une intéressante occasion d'analyser ma préoccupation habituelle, et même presque toute mon activité… ? Ma chère Marie-Louise, Tu t'es méprise en croyant que je n'étais que la victime d'un mirage. Étant à Madrid pour faire de l'eau et non pour demeurer à Madrid, je commence à pressentir une Espagne pleine de violence et de somptuosité ce qui est un fort agréable pressentiment… Voici une recette de rêve : 1° prenez une cigarette de moyenne grandeur et de tabac tout à fait blond 2° prenez un visage absolument inexpressif de la nature de celui des personnages dormants. 3° S'enorgueillir Le rêve commence alors comme un ruisseau qui coule dans une nuit de lune. (…) La seule chose qui soit sérieuse dans notre bonne petite existence est de s'agiter. Je serai personnellement heureux lorsque j 'aurai porté cette agitation un peu loin. Le Thibet me semble en être le terme convenable à cause de la difficulté, du froid, de l'altitude et de la polyandrie. Apprends en effet que les belles Tibétaines ont à la fois plusieurs époux. Quelle ne serait pas la gloire du voyageur qui allant vivre dans cet agréable pays en rapporterait des habitudes aussi courtoises… J 'ai commencé à écrire un roman et chose curieuse à peu près dans le style de Marcel Proust. Je ne vois plus bien le moyen d'écrire autrement (…) J 'ai vu une danseuse du pays qui semblait être une panthère d'un corps maigre et petit, nerveux et violent. Un petit animal de cette race me semble propre à mettre le feu dans un lit d'une façon plus ravageante que n'importe quelle autre créature… ? Par procuration à Marie-Louise Bataille Je suis bien là où je suis. Et quand à toutes ces gamines en goguette présente leur mes déclarations les plus tendres et mes baisers les plus rosses. Si l'une d'entre elles veut bien me rejoindre à Séville je l'attends à l'Hôtel du Lion d'Or. Dis-lui qu'elle ne s'ennuiera pas (…) On verra aussi des courses de taureaux, des cuadros flamencos, etc. Elle aurait tort de ne pas venir. Dis-lui que vraiment je suis très ému de ce qu'elle m'écrit (…) qu'elle m'envoie une boucle de ses cheveux et qu'elle me couse un beau pierrot de velours noir avec une collerette et des boutons jaune d'œuf. Je ne te crois pas quand tu me traites de fat car je ne l'ai jamais été ni quand tu prétends que vous étiez toutes grises car je ne t'ai jamais vu boire assez quand je n'étais pas là pour te lever le coude. Il fait un soleil, si tu savais, oh la la quel soleil ! Ça me donne du plaisir comme si je buvais du lait, tout ce qu'il y a de plus éblouissant. Aussi j 'ai un nez d'un rouge étonnant et on dit que c'est parce que je bois trop, et ça n'est pas vrai c'est le soleil. Mais ici tout le monde me calomnie et on m'accuse des pires choses sans qu'aucune [ne] m'ait jamais permis de les réaliser. C'est dégoûtant. Et je me donne un mal. Des surprises party, des soirées en goguette dans la campagne, toutes les visites, toutes les intrigues qu'on peut rêver, mais j 'ai beau m'ingénier, je suis veuf. Aussi elle serait pas mal accueillie celle qui viendrait à l'hôtel du lion d'or, à Séville. J 'embrasse tout le monde très généreusement.


15000 €


 






18946 BATAILLE (Georges). L'Expérience intérieure.
Paris, N.R.F., Les Essais, 1943, in-12, broché, 248 p. Edition originale. Service de presse, enrichi d’un envoi a.s. au philosophe Louis Lavelle. Prière d’insérer joint. Très intéressante provenance.


1500 €


 






18379 BATAILLE (Georges). L'Alleluiah. Catéchisme de Dianus.
P., K éditeur, 1947, in-12, br., couv. rempl., 85 p. 1ère édition non illustrée. 1/800 ex. num. sur bouffant, envoi a.s. : “à Austryn WAINHOUSE que j'aime beaucoup Georges Bataille”. Austryn Wainhouse, écrivain et traducteur américain, lié à Maurice Girodias, a participé à l'aventure des éditions Olympia Press en adoptant divers pseudonymes. Il est également le premier traducteur des 120 Journées de Sodome ainsi que de Georges Bataille (notamment d'Histoire de l'œil : A tale of satisfied desire, sous le nom de Audiart), Pierre Klossowski, Jean Cocteau ou Simone de Beauvoir. Par ailleurs il est également l'auteur d'un ouvrage ébouriffant et inclassable : Hedyphagetica (inédit en français, avis aux éditeurs). Bataille semble avoir entretenu de bons rapports avec son traducteur comme l'atteste une assez importante correspondance, et même la teneur de cette dédicace.


750 €


 






16307 BATAILLE (Georges). L'Archangélique et autres poèmes.
Edition établie par Bernard NOËL. P., Mercure de France, 1967, in-8, br., 189 p. Edition originale collective. 1/50 ex. num. sur vélin d’Arches, seul grand papier.


150 €


 


5115 BATAILLE (Georges). Somme Athéologique I - L'Expérience intérieure. Édition revue et corrigée, suivie de Méthode de méditation et de Post-scriptum 1953. II - Le Coupable.
P., N.R.F., 1954-1961, 2 volumes in-12, brochés, 253 et 233 p., sous chemise et étui plein papier blanc, titre au dos. Edition en partie originale, service de presse, envoi a.s. sur les deux volumes à Pierre et Denise KLOSSOWSKI.


2500 €


 






21532 BATAILLE (Georges). BELLMER (Hans). Madame Edwarda.
Douze cuivres gravés à la pointe et au burin par Hans Bellmer. P., Georges Visat, (1965), in-4, en feuilles, couv. blanches rempliées, 64 p., étui-chemise. Tirage limité à 167 ex. num. sur vélin de Rives (n° 82, seul tirage) illustré de 12 gravures sur cuivre (pointe sèche et burin) de Hans BELLMER dont 11 à pleine page, la dernière à la justification, toutes signées. Exécutées en 1955 pour illustrer l’édition de Madame Edwarda à paraître chez Jean-Jacques Pauvert, ces gravures ont été finalement cédées à Georges Visat dix ans plus tard. Ce dernier publia le texte pour la première fois sous le véritable nom de l’auteur, Bataille étant mort en 1962. Cet ouvrage est le plus réussi de Bellmer, la composition du texte disposé selon une justification étroite, accordée au format des planches, ménage de belles et grandes marges, comme il l’avait souhaité. Oeuvre gravée, 51-56.


7800 €


 






18437 BATTISTINI (Yves). L'Avant-plaisir. POÈME AUTOGRAPHE SIGNÉ
1 page, datée septembre 1946, in-8 sur papier ligné. Je te déchire / Alluvion de l'été / Je hale ta grappe sur les cuisses douces de l'amante / à qui déjà le bol de l'aube a versé sa gerçure de plaisir (…) Le poème est dédié à Noël Arnaud, planteur d'aloès.


150 €


 






1582 BAUDELAIRE (Charles). Juvenilia. Oeuvres posthumes. Reliquiae. I.
Notes de Jacques Crépet. P., Conard, 1939, in-8, br., 608 p.


25 €


 






17442 BAUDRILLARD (Jean). Le Système des objets.
P., N.R.F., Les Essais, 1968, in-12, br., couv. rempl., 288 p. Edition originale, ex. S.P. (pas de tirage en grand papier).Carte hommage de l’auteur jointe.


80 €


 






1583 BAYSER (Yves de). 12 poèmes pour un secret.
P., G.L.M., 1948, plaq. in-8, br., 37 p., n.c. Edition originale. 1/300 ex. num. sur alfama.


15 €


 






19290 BAZAINE (Jean). Guerres et Evasions. Masques corporatifs. Clarté de Matisse. TROIS TAPUSCRITS. A propos de " Masques corporatifs ". MANUSCRIT AUTOGRAPHE SIGNÉ.
Bel ensemble autour d'un projet de réédition augmentée de son Notes sur la peinture. Les trois textes devant y prendre place. - Guerres et Evasions : tapuscrit de 8 pages avec des corrections et signé par Bazaine, texte paru dans la N.R.F. du 1er avril 1941. - Masques corporatifs : tapuscrit de 5 pages signé par Bazaine. Texte paru dans la N.R.F. du 1er décembre 1941. - Clarté de Matisse : polycopié de 4 pages, avec des ratures. Titre, date (mai 1952) et corrections manuscrites. - " A propos de " Masques corporatifs " : 2 pages manuscrites signées. Ces pages apportant de très intéressantes précisions sur les circonstances de la composition de l'article et de sa publication en 1941. Il dénonçait le projet de l'occupant de créer un " Ordre national des Arts graphiques et plastiques " destiné à réguler des organismes comme " l'Entraide des artistes ". Celui-ci était chargé de distribuer aux artistes leur matériel de travail, " nous avions pris l'habitude d'inscrire tous les hommes en difficulté : il n'y eut jamais tant d'" artistes " à Paris. Les allemands finirent par s'en apercevoir, de là ce projet de corporation. Leur erreur fut d'en offrir à Maurice Denis - très authentique résistant - la présidence. J'étais lié, à l'époque, avec son gendre, le poète Jean Follain, qui me fit part du projet, et, naturellement, de l'intention de son beau-père de refuser cette présidence. Mais il fallait aller vite, pour faire avorter cette tentative au départ (…), et je demandais à Follain de me confier le texte pour prendre le risque de le publier. Je l'envoyais, avec les commentaires qu'on a pu lire, à la N.R.F., où il parut : je n'ai jamais su si Drieu négligea de lire l'article, ou ferma les yeux… " Joint une doucereuse L.S. datée du 6 décembre 1985 des éditions du Seuil annonçant qu'il n'y aura pas de réimpression de Notes sur la peinture. Et une feuille au crayon de papier indiquant l'itinéraire pour se rendre chez Bazaine à Clamart.


250 €


 






9650 BEALU (Marcel). Lettre autographe signée à Madame De Coninck.
Paris, le 7 janvier 1963, 1 p. in-4. Il rédige sa bibliographie pour le Poète d'Aujourd'hui qui lui sera consacré chez Seghers "je dois absolument savoir si notre livre D'où part le regard paraîtra bientôt, pour le mentionner dans cette nomenclature..."


30 €


 






4762 BEAUBOURG (Maurice). La Saison au Bois de Boulogne.
P., H. Simonis Empis éditeur, 1896, in-12, br., 230 p. Edition originale (mention fictive de 3ème mille), couv. ill. en couleurs par STEINLEN. Bel ex.


50 €


 






22892 BEAUMARCHAIS (Pierre Augustin Caron de). Le Barbier de Séville.
Cinq eaux-fortes de Valton gravées par Abot. Paris, Maison Quantin, sans date (1884), in-12, relié demi chagrin lie de vin à coins, dos à 5 nerfs, orné de caissons avec double filets dorés et caissons avec flerons, tête dorée, (reliure de l’époque), étui en percaline, 184 p. Jolie édition, bien relié.


100 €


 






18061 BECKER (Lucien). L.A.S. à Paul ÉLUARD.
2 pages, non datée (1947), format 18,5 × 13,5. Belle lettre. Il remercie Éluard de lui avoir adressé son anthologie (Le Meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi). …et le choix que vous avez opéré des œuvres de nos plus grands poètes m'a paru le plus valable et le plus sûr de tous ceux qui ont été faits à ce jour, dans ce domaine. Il lui envoie un exemplaire d'un manuscrit de poèmes qu'il réserve à ses amis, c'est la meilleure façon pour moi de vous prouver la sincère et profonde admiration que j'ai pour vous, admiration qui date du jour lointain (1930) où Louis Parrot me prêtait Capitale de la douleur. J'avais tous vos livres, malheureusement ils m'ont été volés au cours de l'occupation. J'aimerai beaucoup vous faire parvenir ceux que j'ai pu acheter depuis pour que vous me les dédicaciez ? Est-ce possible ? En tout cas, cela me causerait le plus grand des plaisirs.


200 €


 






9348 BECKER (Lucien). Passager de la terre.
Marseille, Les Cahiers du Sud, 1938, in-8, br., 54 p. Edition originale. 1/250 ex. sur alfa. Envoi a.s. à Yves Breton.


80 €


 






5094 BECKER (Lucien). L’Été sans fin.
S.l., éditions de Chaumeane, 1961, in-12, br., 78 p. Edition originale tirée à petit nombre, ex. du S.P. envoi a.s. à Pierre Klossowski.


120 €


 






22000 BECKETT (Samuel). Nouvelles et textes pour rien.
P., Editions de Minuit, 1958, in-12, broché, 220 p., 6 illustrations d'Arikha. Première édition illustrée, tirée à 2000 exemplaires sur vélin.


50 €


 






21618 BECKETT (Samuel). Nouvelles et textes pour rien.
P., Editions de Minuit, 1955, in-12, broché, 220 p. Edition originale. 1/50 ex. hors commerce num. sur vélin. Envoi autographe daté et signé à Gaetan Picon.


850 €


 






21274 BECKETT (Samuel). 6 L.A.S. ou C.A.S. au comédien Georges Adet + 4 L.A.S. ou C.A.S. de Suzanne Beckett au même et à sa femme. Soit un ensemble de 10 lettres sur 12 pages.
6 pages de différents formats, datés de Paris et Ussy sur-Marne, 15 avril 1957 - 19 novembre 1965. Toutes les env. cons. (Sam Beckett) + 6 pages, 4 juin - 22 décembre 1959. Env. cons. (Suzanne) Dechevaux-Dumesnil rencontre Samuel Beckett en 1938 et l'épousera en 1961. Ces 4 courriers sont signés S. et S. Beckett. Belle correspondance toute en sobriété, amicale et affectionnée. Georges Anet jouait Nagg dans Fin de partie dans la mise en scène de Roger Blin. Fin de Partie écrite en français puis traduite en anglais par Beckett (Endgame) est jouée pour la première fois le 1er avril 1957, au Royal Court Theatre de Londres puis au Studio des Champs-Elysées à Paris. 15 avril 1957, env. cons. "Je reçois à l'instant votre lettre. Nous sommes après Londres à la campagne et comptons y rester encore un petit moment. Merci de votre gentille invitation, ce sera pour plus tard avec joie. Nous nous verrons probablement la semaine prochaine. J'ai téléphoné à Madame Adet en arrivant à Paris, mais à une heure sans doute pas assez matinale car ça ne répondait pas. Je vous prie de lui présenter mes hommages. Bien amicalement de nous deux et à bientôt.". 9 mai 1957, env. cons. "Nous quittons Paris demain et ne sommes de retour que vers le milieu de la semaine prochaine. Nous ne pourrons donc, à notre grand regret, avoir le plaisir de diner chez vous lundi prochain. Ce sera si vous voulez bien pour un autre lundi, bientôt j'espère. Félicitations de votre grand succès dans Fin de partie. Tout le monde parle de vous. Bien amicalement de nous deux à madame Adet et à vous-même". 2 avril 1960, env. cons. "Cher ami merci de votre gentille lettre. Je suis très content que cette pièce vous ait plu. A la campagne jusqu'à la fin de la semaine prochaine. Je vous ferai signe à ce moment-là Ce sera bon de vous revoir. Bien amicalement de nous deux." 10 mai 1961, env. cons. "Cher ami j'y pense après votre coup de téléphone, avez-vous besoin d'un coup de main cette fois ? Je n'ose rien faire sans votre accord. Un simple oui sur une carte postale et j'oserai. Amitiés à vous deux de nous deux." 15 mai 1961, env. cons. "Chers amis merci de votre lettre. Je suis heureux de pouvoir vous donner ce petit coup de main. Courage. Amitiés." 19 novembre 1961. "Chers amis merci de tout cœur de votre gentille lettre. Nous vous envoyons nos pensées affectueuses." Les lettres de 1959 de Suzanne Beckett à Mme Adet lui sont adressées tandis que son mari est soigné d'une tuberculose au sanatorium de Bligny. Suzanne Dechevaux-Dumesnil rencontre Samuel Beckett en 1938 et l'épousera en 1961. Les 4 courriers sont signés S. et S. Beckett. 5 juin 1959, env. cons. "Chère madame. J'ai essayé deux ou trois fois de vous téléphoner. Je voulais savoir comment vous alliez. Je suppose que malgré votre courage vous devez vous sentir quelquefois désemparée sans doute. Enfin une bonne partie et sans doute la plus lourde, est passée. On vous envoie ce petit (...) avec ma lettre, bien ridicule, pour que vous vous offriez le cinéma un jour de cafard en pensant que deux de vos amis voudraient faire bien davantage pour vous en ce moment." 10 septembre 1959. Carte à Monsieur Adet Sanatorium de Bligny. "Chers amis. Nous avons été bien contents de voir que l'appareil avait pu surprendre un petit sourire radieux de vous deux. Merci d'avoir pensé à nous envoyer cette gentille photo. (...) bien sûr qu'on s'embrasse, et pourquoi pas ? 2 octobre 1959, env. cons. "Voilà un petit morceau de truc machin chose qui vous apportera les pensées de Roger Blin Jean Marais et nous deux qui avons parlé de vous deux hier au soir autour de quatre verres." 22 décembre 1959, env. cons. "Chers amis. Nous sommes honteux de ne pas vous avoir encore répondu. Il faut que ce soit bientôt la période des vœux pour qu'on prenne la plume alors qu'on ne s'en croyait plus capable et qu'on dise à nos amis que nous espérons que l'année prochaine sera autrement merveilleux que cette année qui ne fut pas brillante mais qui aurait pu être pire. On n'ose pas vous donner un petit rendez-vous à Paris. Nous sommes souvent à Ussy et quand on va à Paris c'est en coup de vent. Mais dès que ce sera possible nous n'y manquerons pas. Passez bien les fêtes, de cœur avec vous." Joint 5 coupures de presse concernant En attendant Godot, Oh les beaux jours, l'exposition Beckett en 1971 à l'université de Reading (Royaume uni), et Beckett est joué aussi en javanais (c'est le titre de l'article).


3500 €


 

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