J.-F. Fourcade | Livres anciens & modernes J.-F. Fourcade | Livres anciens & modernes

Tous nos livres









15250 PONGE (Francis). LEPATRE (Philippe). Du vent. In Paroles peintes V.
Paroles peintes V. Paris, Éditions O. Lazar-Vernet, 1975, grand in-4, en feuilles, [12 pages]. Edition originale. Tiré à part de Paroles peintes V comprenant une gravure originale en couleurs signée de l'artiste. Exemplaire unique de ce poème de Francis Ponge enluminé à chaque page de gouache, encre, aquarelle par le peintre Philippe Lepatre.


1000 €


 






13519 PONS (Maurice). L.A.S. à Maurice Noël.
4 p. in-4, [Beyrouth], 6 mai 1952, à en-tête de l'American University of Beirut. Belle et très longue lettre, au sujet, entre autre, de Métrobate et de la Mort d'Eros. " Mais oui, cher monsieur, vous m'honorez grandement, et vous me faites une grande joie en publiant si somptueusement ma petite nouvelle - et le peu de ressentiment que j'avoue vous avoir gardé pour votre long, long silence fait place à une très profonde reconnaissance… " Suit un long paragraphe sur le " beau pays libanais "… " …Le long des routes que parcourent le soir nos luxueuses voitures, les petits enfants nous offrent des fleurs, des poissons et des oiseaux : n'est-ce pas une image du paradis ? " " Mais en paradis, qu'ai-je à y faire ? ", demandait Aucassin, dans cette pièce si souvent jouée avec les théophiliens, et qu'ici, à Beyrouth, j'expliquais à mes cours" (…) "J'ai presque achevé " La Mort d'Eros " qui m'entraînait entre Paris et Genève, avec des comédiens en voyage, interpréter Shakespeare (Eros est un soldat d'Antoine, dans Antoine et Cléopâtre). Le livre entier baigne dans la lumière des théâtres. Puissent les bains de mer me laisser le temps de le mener à bien !! J'ai grande hâte que vous le lisiez - car je me souviens bien que d'avance, il vous appartient, à vous avant tout autre… Je n'oublierais jamais la façon dont vous vous m'avez lu un après midi certaine page de Métrobate. J'en avais été terriblement ému, et il m'a semblé comprendre, ce jour là, comment il fallait écrire la langue française, pour qu'elle touche, et pour qu'elle marque. A chaque page de ce nouveau livre, je me suis rappelé cela, et j'y ai veillé. J'espère que mon manuscrit sera à Paris en fin juin, début juillet. Quant à moi, je pense flâner un peu à travers le petit bassin méditerranéen (…). Georges Schéhadé de retour en France, sera chargé de transmettre ses remerciements et sa reconnaissance. Le Figaro Littéraire soutiendrait-il éventuellement Métrobate pour le prix des Critiques ? Tout le monde n'est pas Julien Gracq !…" Et il l’obtint, en 1955, avec le recueil de récits, Virginales, pour le prix de la Nouvelle...


250 €


 






13012 POREL (Jacques). 3 L.A.S. à Pierre André-May. P., 3 et 24 mai (1923), 3 p. in-8 et in-4.
Fils de l'actrice Réjane, ami de Marcel Proust, Jacques Porel fit la connaissance d'André-May au Boeuf sur le Toit. Correspondance concernant une de ses contributions à la revue Intentions, le compte-rendu de Filibuth ou La Montre en or de Max Jacob...


100 €


 






18832 POULAILLE (Henri). 2 L.A.S. à Robert Carlier.
2 pages in-4 et in-8, Paris, 18 août 1952 - 4 juin 1956, à en-tête des éditions Bernard Grasset. Assez longue lettre pleine de sollicitude après que Carlier ait quitté le C.F.L. On lui a déclaré que “vous ne faisiez plus partie de la maison”, j’ai eu un petit frisson dans le dos - Quel coup de Jarnac aura-t’il été victime ?...” Il a eu une conversation avec J.P. Lhopital... “J’ai du lui paraître très ému, ça m’avait un coup, et j’ai un peu profité de cela pour lui dire certaines choses, et pour qu’il comprenne que le Club était l’oeuvre de Carlier...” Dans la lettre de 1956 il annonce qu’il quitte Grasset “fin de mois, je pourrais travailler...”


50 €


 






18443 POULAILLE (Henry). L.A.S. à Frédéric Lefèvre.
1 page in-4, jeudi 14 août 1930. Viendrez-vous ? Quand ? PEISSON et moi avons des gens à voir et ce serait embêtant que vous nous ratiez (…) Nous devons partir à Toulon. De préférence passez donc chez GIONO si vous partez avant le 23. Merci de vos articles. Peisson aussi vous remercie…


50 €


 






20054 POUND (Ezra). The Cantos of Ezra Pound.
London, Faber & Faber, 1954, in-8, rel. toile éditeur, jaquette, 576 p. 1ère édition anglaise réunissant tous les Cantos parus à cette date, les derniers étant ici les Cantos pisans (n° LXXIV à LXXXIV). L'œuvre inachevée se compose de 120 cantos, dont les derniers parurent en 1969. Exemplaire comportant un bel envoi a.s. d'Ezra Pound à Paul Chambrillon, daté d'août 1963. Paul Chambrillon (1924-2000) était critique dramatique, chroniqueur, directeur de revues, et il fut l'un des plus fidèles admirateurs et défenseurs de Louis-Ferdinand Céline. Le poète mal renseigné sur le nom du dédicataire a orthographié Champollion, méprise due à sa compagne, Olga Rudge. - Lettre autographe signée d'Ezra Pound jointe : errata corrigé ! à Paul Chambrillon meilleurs souvenirs Sant Ambrogio aug. 63. - Lettre autographe jointe datée du 2 août [1963], d'Olga Rudge à Paul Chambrillon, env. cons. Elle s'excuse de son étourderie, ainsi qu'un télégramme destiné au même du 29 juillet 1963 : Après 5 heures Mr Pound heureux vous voir cette semaine.


3800 €


 






15059 POZNER (Vladimir). Deuil en 24 heures.
P., Grasset, 1946, in-12, br., 330 p. Edition originale. 1/43 ex. num. sur alfa (seul tirage en grand papier). Neuf, non coupé.


100 €


 






22313 PRASSINOS (Gisèle). Le Feu maniaque.
Notice d’André Breton. Préface et postface de Paul Eluard. Couverture et illustrations de Gisèle Prassinos. P., au dépens de Robert J. Godet, Pour mes Amis, 1944, in-12, br., couv. rempl., 124 p. Edition originale. 1/25 ex. de tête num. sur Auvergne comprenant deux eaux-fortes originales, justifiées “épreuve d’artiste”, signées de l’auteur sur papier Japon. C’est le n° I.


750 €


 






15924 PRASSINOS (Gisèle). Le Cavalier.
P., Plon, 1961, in-12, br., 176 p. Edition originale. S.P., bel envoi a.s. à Jean-Claude Ibert: “ces quinze contes qui ne sont pas pour rire”.


30 €


 






12633 PRASSINOS (Mario). Sans titre.
Eau-forte originale en couleurs, format 32.5 x 25, signée et justifiée 69/200, sans date.


100 €


 






594 PREVERT (Jacques) et FRANCOIS (André). Lettre des Iles Balabar.
P., N.R.F., Le Point du Jour, 1952, in-8 à l'italienne, couv. ill., 48 p. Edition originale. Très belles maquettes de couvertures imitant une enveloppe postale munie de timbres et d'oblitérations. Etat de neuf.


100 €


 






17957 PREVERT (Jacques). Lumières d’homme.
P., G.L.M., 1955, in-8, br., 45 p. Edition originale. Ex. num. sur vélin.


40 €


 






17961 PREVERT (Jacques). La cinquième saison.
P., N.R.F., 1984, in-8, br., non coupé, couv. rempl., 238 p. Edition originale. 1/63 ex. num. sur vélin d’Arches (seul tirage). Bel exemplaire.


250 €


 






3404 PREVERT (Jacques). LAMORISSE (Albert). Bim le petit âne.
Histoire et photographies d'Albert Lamorisse. Texte de Jacques Prévert. P., Éditions Hachette, 1962, in-4, br., couv. ill. rempl., non paginé. Edition originale.


50 €


 






21107 PREVOST (Jean). Une sortie d’Hermidas Bénard. MANUSCRIT AUTOGRAPHE SIGNÉ.
20 p. in-8 à l’encre bleue. Daté 8-10 octobre 1932. C’est le manuscrit complet de cette nouvelle publiée dans la Nouvelle Revue Française no 230 du 1er novembre 1932, reprise en volume dans le recueil Lucie-Paulette (N.R.F., 1935, dans la collection dirigée par Paul Morand La Renaissance de la Nouvelle) puis, plus récemment, dans Du coté de Goderville (nouvelles), Éditions des Falaizes, en 2001. Le manuscrit comporte des corrections et des ajouts ainsi qu’une note manuscrite inédite de Prévost qui apporte un éclairage sur la composition de ce beau récit et que nous reproduisons in-extenso : “Sortie d’H. Bénard. Sujet trouvé presque abstraitement — une sortie de bateau de sauvetage, puis rendu concret par des souvenirs de Fécamp. Travail d’invention en promenade et au lit, le vendredi 7 octobre, fort vif. Plus froid le samedi. Je jette quelques repères ou répliques sur une feuille volante, puis je me mets au texte. Gêné de tant de phrases nécessaires au début, et sans beauté, le courage me revient. Travail sans facilité dimanche, plus riche et plus facile lundi. Optimisme (chose rare) en relisant et corrigeant”.


1800 €


 






599 PREVOST (Jean). Essai sur l'introspection.
P., Au Sans Pareil, 1927, in-8, br., 133 p. Edition originale sur vergé.


25 €


 






20831 PRINNER (Anton). La Femme tondue.
Paris, A P R, 10, rue Pernéty, (1946), in-8 (13 X 20 cm), br., non paginé, couverture imprimée. Edition originale. 1/100 ex. de tête numéroté sur vélin du Marais Crèvecoeur comprenant les 8 eaux-fortes et pointes-sèches en hors texte de Prinner. Les gravures sont justifiées et signées par l’artiste.


1800 €


 






16927 PRINNER (Anton). La Licorne.
Gravure à l’eau-forte, aquatinte et pointe sèche. Format 37,8 x 28 cm, justifiée 5/30 et signée Prinner, datée 1937. Parmi les premières gravures, outre le burin et l’eau-forte que Prinner avait appris à l’Atelier 17 de S. William Hayter. Un tirage de cette rare gravure se trouve dans la collection du Musée du Dessin et de l’Estampe originale de Gravelines.


800 €


 






3743 PRIVAT (Béatrice). Les vergers de février.
P., Denoël, 1970, in-12, br., 191 p. Edition originale. 1/15 ex. num. sur pur fil Lafuma, celui-ci H.C. (seul grand papier). Prière d’insérer.


25 €


 






15569 PRZYBYSZEWSKI (Stanislas). De Profundis.
P., Stock, Les Contemporains, 1922, in-16, br., 63 p. Portrait par L. Albert Lazard. Préface par Felix Thumen. Edition originale française. Le chef-d’oeuvre de l’écrivain polonais, fondateur du mouvement La Jeune Pologne avec Wyspianski, il fut aussi l’ami de Strindberg et de Münch, l’un de ses romans a pour titre : Le Cri.


60 €


 






1818 PUEL (Gaston). Ce chant entre deux astres.
Avec une version espagnole de F. Verhesen. S.l., La Fenêtre Ardente, 1962, in-8, br., bel envoi a.s. à Carlos de Radziztky.


45 €


 






601 PUEL (Gaston). La Voix des pronoms.
Lettrines d'Adrien DAX. Rodez, Editions du Lampadaire, 1952, in-12, br., 105 p. Edition originale. 1/500 ex. num. sur alfa mousse.


30 €


 






2823 PUTTEMANS (Pierre). L'Attagène des Pelleteries.
La Louvière, Daily-Bul, Les Poquettes Volantes, 1967, in-16, br., non paginé. Edition originale num.


12 €


 






15714 PeRET (Benjamin). ...eT LES SEINS MOURAIENT.
Marseille, Les Cahiers du Sud, collection "Nouvelles", 1929, in-8, br., 105 p. Edition originale, illustrée d'un frontispice par MIRO. 1/12 ex. num. sur vélin pur fil Lafuma (tirage de tête avec 10 Madagascar).


750 €


 






21860 Pontalis (Jean-François et Jean-Bertrand). 12 L.A.S. à Marc Barbezat.
PONTALIS (Jean-François et Jean-Bertrand). 12 L.A.S. à Marc Barbezat. 26 p. d’une fine écriture format in-8. Neuilly sur Seine (le plus souvent), octobre 1942 — 5 mars 1949, enveloppes cons. « L ’ancien enfant prodige, qu’a-t-il fait de ses dons? Quel parti a-t-il tiré de ses lectures, de sa proximité avec des écrivains et des poètes — Cocteau, Genet, Olivier Larronde, Violette Leduc, Louise de Vilmorin, bien d’autres —, de ses rêveries prolongées que, pendant tout un temps, suscitaient les fumées de l’opium ? Qu’est devenu son « journal » où, j ’imagine, il n’épargnait personne, ni ses amis ni lui-même, lui qui s’était exclamé à mon adresse : “Publier de son vivant, c’est d’un vulgaire ! Posthume, mon bon Jean-Bertrand, posthume !” De lui, à part quelques pages inachevées, il ne reste rien. Même le “posthume”, il l’a refusé ». Une rare et très intéressante correspondance par le frère «maudit» du célèbre psychanalyste. Jean-Bertrand Pontalis fut l’élève de Jean-Paul Sartre, il collabora à la revue Les Temps modernes et fut en analyse avec Jacques Lacan. Il deviendra une sommité du monde psychanalytique à partir des années soixante. Il est co-auteur du célèbre Vocabulaire de la psychanalyse que l’on désigne toujours comme le Laplanche et Pontalis. Écrivain et éditeur, on lui doit d’avoir créé les collections L ’un et l’autre, chez Gallimard, après Connaissance de l’inconscient. Au terme d’une existence bien remplie, Jean-Bertrand, Jibé, publiera un troublant récit autobiographique intitulé Frère du précédent (Gallimard, 2006, Prix Médicis essai) qu’il consacre aux rapports avec son ainé, Jean-François. Il brosse par petites touches l’histoire d’une complicité devenue jalousie puis haine farouche… « Même s’il est mort depuis quelques années, je n’arrive toujours pas à savoir s’il me détestait ou s’il m’aimait. Mais, ne serait-ce que par pudeur, je ne voulais pas m’en tenir à une simple description de cette relation. J ’ai donc choisi de m’intéresser, par le moyen d’une série de jeux de miroirs, à d’autres couples de frères, réels ou de fiction : Marcel et Robert Proust, Vincent et Théo Van Gogh, les frères Champollion. Ou encore les Goncourt : à la mort du cadet, Jules, on surnomma le survivant la veuve — le mot couple prend là toute sa force ». Dans ces lettres il est question de différents projets de publications que Jean-François Lefèvre-Pontalis destine à L ’Arbalète, la revue dirigée par Marc Barbezat, en premier lieu d’un cahier consacré à Raymond Radiguet avec textes, documents inédits, études et hommages. Ses lettres, assez vibrionnantes, témoignent d’une belle maîtrise du langage ainsi que d’une solide connaissance du monde des écrivains et de l’édition. Rappelons qu’à cette époque on attend que Jean-François Lefèvre-Pontalis prenne une place de premier choix parmi les écrivains de la nouvelle génération. On parle de lui, ni plus ni moins, comme d’un nouveau Marcel Proust. Il est souvent question de Max Jacob, de Jean Cocteau ou de Jean Hugo avec lesquels il est en intimité. Deux lettres concernent le numéro spécial de l’Arbalète sur les romanciers américains, Eugene O’Neil, Erskine Caldwel ou Djuna Barnes. Il est aussi question de Jean Genet, Georges Auric, Christian Bérard, Olivier Larronde ou Michel Cournot (“un jeune grand ami à moi, il tient ses travaux très secrets, mais il écrit on ne peut mieux, j ’espère lui soutirer un jour une petite pièce, et vous la faire parvenir…”). Son frère cadet, Jean-Bertrand, est le plus souvent associé à ses projets. Jean-François évoque même “un numéro de notre façon ; The Waste-paperbasket « La Corbeille à papier », un recueil de poèmes et de proses à quatre mains, “que nous voulions présenter chez vous, et signer les frères Pontalis…” Suivent ces lignes : “Nous avons compris que notre imagination verbale n’est pas l’Imagination, Reine du vrai. Nous vous donnerons peut-être quelque chose d’autre un jour ; en attendant vous aurez mon travail de commis sur Radiguet. (…) Mon frère vous a envoyé un début d’un roman de jeunesse (Les Dimanches Illustrés) sur le conseil de Sartre. Je vous recommande mon frère. En rêve l’autre nuit on m’a dit que : non content d’avoir du talent il voulait avoir du génie. Et c’est ça même”. (…) “J ’espère que vous le rencontrerez en venant à Paris. Il habite St. Germain des Prés, et vous pourriez prendre rendez-vous. Il ne me ressemble pas du tout, heureusement pour lui”. À partir de la fin 1944 les rapports commencent à se désagréger entre J.-F. L.-P. et Marc Barbezat. C’est tout naturellement que Jean-Bertrand va prendre la relève. Ce sont les dernières lettres de cette précieuse correspondance.


1500 €


 

« Précédent  1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119  Suivant »
J.-F. Fourcade | Livres anciens & modernes