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Résultat(s) de la recherche : Autographes (297)


Nombre de résultats par page :  25  •  50  •  75  •  100









(ALAIN). NADAL (Octave). L.A.S. à Pierre David.
1 p. in-8, Paris, 16 septembre 1947. “Je vous fais parvenir trois inédits d’Alain. Fin juillet j’avais montré à Alain La Licorne et il m’avait promis d’écrire pour elle. Vous savez que le Journal a paru presque en entier dans le Mercure de France et ce qu’il en restait ne m’a guère séduit. Voici donc les pages qu’il m’envoie aujourd’hui. Si vous les retenez - ou une partie - pour La Licorne, prévenez-moi, je vous prie ; sinon vous voudrez bien me les renvoyer...


50 €


 






(ARAGON). SOUDAY (Paul). Page de notes autographes sur Le Libertinage d’Aragon.
Page de notes au crayon noir, format 10,5 x 13,5 cm, au dos d’un programme des Concerts Lamoureux en 1924. Notes de lecture en vue d’un article, concernant les pages 9 à 213. Enveloppe transparente d’authentification de la page de notes trouvée dans le Libertinage vendu à la vente Paul Souday en 1930.


50 €


 






(BRETON). LAM (Wifredo et Hélena). L.A.S. d’Helena Lam à Elisa [BRETON].
1 p. in-4, écriture serrée sur papier avion. Port-au-Prince (Haïti) el 21 de Enero de 1946 [21 janvier 1946]. En espagnol. Excellent document ! André Breton arrive à Haïti le 4 décembre 1945 pour rejoindre ses amis, le peintre cubain Wifredo Lam et Pierre Mabille, représentant de la France Libre et directeur de l’Institut Français de Port-au-Prince, qui l’a invité à donner une série de conférences. Ces conférences se dérouleront alors qu’Haïti est en pleine insurrection… Le numéro spécial de la Ruche Hommage à André Breton, où est reproduit le « Discours au club Savoy de Port-au-Prince » prononcé le 7 décembre, est immédiatement saisi et plusieurs responsables du journal, comme René Depestre, seront emprisonnés. Le soulèvement qui s’ensuit provoquera la chute du gouvernement Lescot… Trois semaines après l’arrivée de Breton et Elisa à Haïti, celle-ci partit pour le Chili rendre visite à sa mère. À l’issue de ce séjour qui dura environ un mois, elle rejoignit à Saint-Domingue Breton, qui s’y était rendu depuis Port-au Prince. Helena tient sa promesse d’écrire à Elisa afin de lui raconter le déroulement de la conférence d’André. Il doit s’agir de la deuxième conférence qu’il donne, à la Faculté de Droit, salle des Pas Perdus (ça ne s’invente pas !), sur « Victor Hugo et les influences occultes du Romantisme ». C’est si difficile à décrire : l’enthousiasme et l’émotion, la très grande salle pleine à craquer de public, les gens agglutinés aux fenêtres du fond qui écoutaient debout du début à la fin et ton André lisant sa conférence, que nous avons tous trouvé admirable, et qui a provoqué à diverses reprises les applaudissements les plus forts au beau milieu des phrases (…). Tout était splendide, jusqu’au résumé (paru) dans Le Soir le jour suivant qui était intitulé en grandes lettres : Conférence magistrale d’André Breton, dans lequel on ne relevait pas la moindre erreur de citation, où rien n’était omis, sans erreur… André Breton, qu’Helena a rencontré le matin suivant, lui dit avoir était extrêmement surpris de l’attention [elle dit perfección] avec laquelle la conférence a été suivie, mieux que n’importe où ailleurs. Helena regrette l’absence d’Elisa [ ]. Et pendant ce temps, lui écrit-elle, tu étais Dieu et la Vierge et le diable et les diablotins sait-on, entre les nuages de quel pays… Wifredo achève les dernières petites choses (finitions) pour son exposition de mercredi. (…) Nous verrons bien quelle sera la réaction du public, poursuit-elle, Wifredo veut créer des peintures de grands formats en Haïti. Il a travaillé avec acharnement sur un dessin dont je t’ai déjà parlé… N’oublie pas la connexion de « Fata Morgana » et du mot « nuée » en particulier… Helena espère revoir Elisa à son retour. La dernière ligne est de la main de Wifredo suivie de sa signature. [Sur le côté] Quand je suis allée poster cette lettre, j ’ai reçu la tienne de Panama… Helena a aussi revu André. De l’argent est arrivé, et elle a rendu à André les 150 (?). Elle offre (ou promet ?) un catalogue à Elisa. L ’exposition de Wifredo Lam eut lieu au Centre d’Art à Port-auPrince du 24 janvier au 3 février. Breton donna un poème pour le catalogue La nuit en Haïti…


1500 €


 






(CHAR). BATTISTINI (Yves). 5 L.A.S. à Noël Arnaud.
7 pages de formats divers dont une carte postale. Paris, 26 avril 1947 - 5 janvier 1948. Très intéressante correspondance autour de l'activité du groupe et de la revue Surréalisme Révolutionnaire, et notamment de René CHAR… Il a reçu réponse de Char à sa proposition de collaboration au groupe (inutile d'attirer ton attention sur l'importance de cette lettre, de l'appui moral acquis pour nous de R.C.…) et il transmet à Arnaud la copie conforme des passages intéressants ainsi qu'un poème inédit de Char destiné à la revue : " …Tu sais combien tes efforts et ceux de tes camarades sont fraternellement suivis par moi. Je crois sincèrement que vous ne devez pas vous alourdir au départ de vieux vagabonds comme nous. C'est une " façon d'exister " que vous proposez et que vous défendez, qu'il faut que vous imposiez à l'intérieur de votre parti, peut-être à travers quelques uns que vous aimez dont je m'honore d'être, et contre les clowns, les pourrisseurs, et les Saint-Just de pissotière. Vous serez plus forts si vous ne vous hypothéquez pas… " Dans les autres lettres il réclame ou demande que l'on transmette des documents ou des comptes rendus de réunions du S.R. On mentionne les noms de Jaguer, Dotremont, mais aussi Biton, Trouille, Puel, etc.


500 €


 






(CHAR). BATTISTINI (Yves). Signification d'un bestiaire de René Char. MANUSCRIT AUTOGRAPHE SIGNÉ + L.A.S. à Noël Arnaud.
14 pages in-4 + 1 p. 21 × 13,5 avec titre et indication de composition de la main d'Arnaud. Important texte destiné à la revue Le Surréalisme révolutionnaire, extrait de : " René Char ou la justice du poète " (en préparation) …je confie à ta consciencieuse exactitude ces feuillets. Je pense que le peu que tu en déchiffreras, t'inclinera à croire à l'utilité de les publier dans la revue S.R. (…) Char qui connaît cette étude, en a été enthousiasmé. Cela peut ne pas être indifférent ! Le dernier feuillet du manuscrit comporte un long mot autographe signé destiné à Christian DOTREMONT : …J'ai vivement regretté de ne pas t'avoir vu lors de tes récentes apparitions, à Paris, et Bruxelles est bien loin pour moi! (…) Je ne pourrais assister (à cause de mon travail) au congrès S.R. Dommage, car j'aurai aimé soulever quelques lièvres à propos de musique…


600 €


 






(CIORAN). REBATET (Lucien). L.A.S. à Louis Barellon.
4 p. in-4 bien pleines. Montmorency, 25 janvier 1954. Cachets de censure de la prison d’Eysses (Lot-et-Garonne). Quelques déchirures sans manque aux plis. Très longue et très intéressante lettre adressée à un ami sans doute connu à la prison de Clairvaux et détenu à la maison centrale d’Eysses. Elle est riche de renseignements sur les activités de Lucien Rebatet quelques mois après sa libération et sur ses fréquentations dans le monde littéraire, notamment Bernard de Fallois (l’ami le plus sûr qui se soit révélé pour moi, parmi les nouveaux venus), Roger Peyrefitte (Mais hein ! tout de même ! son Vichy, à côté du mien), Jean Paulhan (qui demeure impeccable), Marcel Jouhandeau, Marcel Aymé (il devient un peu commerçant de théâtre), Roger Nimier, Jacques Laurent, etc. Il commente ses dernières lectures : Les Fruits du Congo de Vialatte, Le Questionnaire et le Docteur Faustus… Bien sûr il est aussi question de leurs vieux amis (comme P.A.C. [Pierre-Antoine Cousteau] encore en prison) mais elle dresse surtout un PASSIONNANT PORTRAIT D’EMIL CIORAN dont son ami et correspondant est aussi un fervent: … il faut que je te le dise sans plus tarder (…) J ’ai enfin rencontré Cioran, que je cherchais à voir depuis plus d’une année. C’était dans une réunion amie où il y avait pas mal de jolies femmes et de parleurs brillants. Il était six heures et demie. Nous nous sommes aussitôt isolés dans un coin avec de quoi boire, et sandwichs ; nous avons bavardé sans arrêt jusqu’à minuit ; et encore cela aurait-il duré beaucoup plus longtemps, sans mon maudit train de banlieue. Je lui ai fait part, dès le début, de l’enthousiasme qu’avait conçu pour son livre un grand gaillard de stéphanois, ancien artiflot, après bien des aventures. Il ne semblait pas soupçonner l’existence de tels lecteurs, et je peux dire qu’il en a été sidéré et émerveillé. Il a quarante ans. (Je le croyais un peu plus jeune). Il est un peu plus grand que moi — pas de beaucoup — guère plus joli, dans le genre un peu crochu, légèrement diabolique, avec des cheveux brun-roux, tout droits, des yeux plutôt verts. Il est originaire de Transylvanie, et je suppose qu’il doit avoir quelques gouttes de sang hongrois, bien qu’il s’en défende. Avec ça, totalement sympathique. Tous ceux qui le connaissent, d’ailleurs, m’avaient déjà vanté sa gentillesse, son absence complète de pose. Comme tous ceux qui écrivent bien, il parle à la va-vite, mais d’une façon très savoureuse. Il pétille de génie. J ’ai été suffoqué en apprenant qu’il n’a commencé à écrire le français qu’en 1946, c’est-à-dire deux ans avant de faire son Précis ! (…) C’est un pessimiste gai, l’espèce d’homme la plus agréable, tout compte fait. Il demande qu’on le lise comme il écrit, avec une pointe d’humour. Mais tout ce qu’il écrit, il le pense profondément. Il sait tout et il est revenu de tout, sauf d’une admiration purement esthétique, semble-t-il, pour quelques mystiques. C’est peut-être le seul point où je ne me sente plus parfaitement d’accord. Mais pour le reste ! J ’ai eu vraiment la joie de mettre la main sur un type de ma famille, un esprit consanguin, comme dit Proust. (…) Il a la quasi-certitude d’assister aux derniers jours de l’Europe, et je ne suis pas loin de ce sentiment. Il a besoin de grands loisirs. Il pourrait sans peine devenir lecteur chez Gallimard, mais ça l’épouvante : « On amène les manuscrits par camions ! Il faut en lire des mètres cubes ! J ’en crèverais au bout de 8 jours ! ». Il vit comme un étudiant pauvre au Quartier Latin. Il faut l’entendre remettre à leur place minuscule le Camus et le Malraux, sans la moindre morgue, mais simplement parce que c’est la vérité. Malgré son mépris du roman contemporain, il m’a dit du bien des Étendards. Les a-t-il lus ? C’est une autre affaire. On verra ça bientôt. Bref, un type épatant, un de ces esprits profonds mais au pas léger qu’invoquait Nietzsche. Mon vieux Louis, tu avais eu le nez creux en mettant son Précis, que je viens de relire, parmi tes livres de chevet. Nous nous sommes quittés archi copains, et je ne passerai plus dans sa rue sans aller lui dire bonjour… La dernière partie de la lettre, tout aussi intéressante, concerne ses difficultés matérielles et sa passion pour la musique qui est au cœur du sujet de son nouveau manuscrit : Les Épis murs.


2000 €


 






(COCTEAU). LANUX (Pierre de). LE GRAND ÉCART, PAR JEAN COCTEAU. MANUSCRIT AUTOGRAPHE SIGNÉ. 6 pages in-8, quelques ratures et corrections au crayon.
Paru dans le n° 16 d'Intentions, mars 1923. Texte critique très élogieux malgré une introduction acide qui embrase toute l'activité antérieure de Cocteau: "Tout chemin peut mener jusqu'à soi-même, sauf quand on est bête. De travesti en travesti, de gageure en gageure, animé d'un étonnant désir de convaincre, Jean Cocteau, qui pense à tout mais qui a oublié d'être bête, arrive au bout d'un vaste périple d'expériences et d'avatars..." "Il a aimé la gloire. Il l'a tant aimée qu'il sera probablement tout à fait dégouté quand elle sera à lui tout à fait. Ces choses-là arrivent. Cette fois-ci déjà, ce n'est plus par souci de forcer la gloire que Jean Cocteau a mis dans le Grand écart ce qui en fait un livre de premier rang. Déjà il n'écrit plus pour; il écrit parce que".


250 €


 






(DABIT). BRAUN (Vera). L.A.S. à Jean Carteret.
1 page recto verso (20,6 x 13,2 cm) env. conservée datée 7-1937. Vera Braun souhaite montrer à Jean Carteret l’horoscope d’Eugène Dabit, elle voudrait l’offrir aux parents de Dabit et le faire avant que Béatrice Appia ne rentre). “Mais je voudrais bien le parcourir avec quelqu’un de savant dans cette matière comme votre ami par ex. qui était avec vous au ciné-club”.


50 €


 






(ELUARD). L.S. du directeur des éditions Hatier à Paul Eluard.
1 page in-4, Paris, 28 juin 1948, à en-t^te de la maison d’édition. Un document. Demande d’autorisation pour publication dans un manuel scolaire... “Nous préparons en ce moment un volume de MORCEAUX CHOISIS, pour la classe de sixième des cours complémentaires...” et l’auteur demande d’y faire figurer un texte extrait du recueil “Au rendez_vous allemand”. Le directeur précise que les auteur suivants : Marie Noël, Colette, M. Genevoix, J. Romains, G. Duhamel figureront dans le même recueil. Eluard semble avoir répondu positivement.


50 €


 






(FAULKNER). MOHRT (Michel). 2 L.A.S. à Robert Carlier.
7 p. in-4, Paris, 11 juin - 20 août (1955). Concernent l'édition de la grande anthologie William Faulkner au C.F.L. qui paraîtra en 1956 sous le titre : William Faulkner Jefferson, Mississippi. La lettre du 11 juin (5 pages) donne un plan très détaillé du projet, à partir de l'anthologie américaine publiée par Malcolm Cowley… L'autre lettre concerne notamment l'édition au C.F.L. du Vieil homme et la mer d'Hemingway (préfacé par Michel Mohrt). Michel Mohrt a choisi l'iconographie de l'Album Faulkner dans la collection de la Pléiade.


250 €


 






(FAUTRIER). MALRAUX (André). C.A.S. à Jean PAULHAN.
2 p. in-12 ( x ), Paris, à en-tête du Ministère d’Etat aux Affaires Culturelles, 15 décembre (1963). Belle et terrible lettre sur Jean FAUTRIER. “Cher Jean - je crains que l’on ne puisse, en effet, aider Fautrier. Quand la mort rôde, on n’aide les gens que sur l’essentiel (et je n’ai jamais été assez lié avec lui pour y penser) ou sur leurs désirs. Le sien semble être cette rétrospective à laquelle, me disiez-vous, rien ne s’oppose. Je le lui écris. Alors ? A Carré de jouer, un peu par vos soins? (Son petit problème de Légion d’H. sera réglé pour la prochaine promotion donc jour de Pâques). Merci du Nimier, que je vous retourne. Je ne le connaissais pas. Comme c’est loin!” La rétrospective eu lieu au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris en avril-mai 1964. Fautrier décèdera le 21 juillet à Châtenay-Malabry.


750 €


 






(HUGO). BILLY (André). 2 lettres autographes signées à un ami journaliste et lettre autographe signée de ce dernier à Robert Carlier.
4 p. in-8, deux des lettres sont à en-tête du Figaro. Documents concernant le procès intenté par les héritiers Hugo au Club Français du Livre pour la publication de Notre Dame de Paris en 1949. La plaidoirie de Me Maurice Garçon a permis après le procès de fixer la date du domaine privé, les héritiers Hugo ayant été déboutés de leur action. Le journaliste à Carlier : Dans un entracte de l'interminable procès Kravchenko, il retrouve une lettre de Billy qui l'informait du procès Club contre héritiers-Hugo, vous verrez qu'il était tout disposé à vous aider… Billy au journaliste : "L'histoire Hugo m'intéresse d'autant plus que c'est à la suite d'un article de moi dans Le Figaro qu'un décret a été pris par Vichy pour prolonger la propriété des héritiers Hugo… Et il se propose de faire un article. Une autre lettre concerne des rendez-vous.


80 €


 






(HUYSMANS). LANGé (Gabriel Ursin). 4 L.A.S. à Léon Deffoux.
5 pages 1/2 in-8 ou in-4, [1931] Paris ou Rouen, l'une à en-tête des Artistes Normands, 1 env. cons. Très intéressante correspondance autour de Huysmans. On y évoque Lucien Descaves et ses ouvrages, E. Adler, P. Galichet, Lambert, Les Logis de Huysmans, réactions à la lecture du livre de Sellière, il est question aussi de Jean FOLLAIN désireux d'entrer à la Société, etc. On joint 2 L.A.S. de Pierre Galichet, 2 p. in-8, 22 juillet 1932 et 4 mai 1936.


80 €


 






(JOUVE). BAUDOIN (Charles). Carte autographe signée.
Carte autographe signée à Pierre Jean JOUVE, datée 21 novembre 1962, recto verso, env. cons. Baudoin félicite Jouve pour “la belle distinction dont vous venez d’être l’objet et qui me réjouit”, le Grand Prix National des Lettres. “Je ne me suis guère manifesté auprès de vous depuis longtemps... Mais les liens spirituels n’en demeurent pas moins. J’ai suivi votre silhouette “En Miroir” et ele m’a paru fidèle au plus vrai”.


100 €


 


(LAUTREAMONT). VARBANESCO (Dimitri). BRETON (André). Lettre autographe signée à André BRETON + 7 gravures originales.
Grenoble, 22 janvier 1947, 3 pages recto verso in-4 et 7 gravures signées, enveloppe cartonnée conservée avec l'adresse d'André Breton 42, rue Fontaine. Varbanesco propose à André Breton de collaborer à un numéro spécial de la revue Variété, il lui demande un texte-pivot traitant de la coïncidence. Il l'assure de la collaboration du Dr Mabille (Pierre). Les deux tiers de la revue seront consacrés à la question de la coïncidence et un tiers présentera les gravures " sur caillou " et des documents du jardinier Guillermin qui vivait à St Oudras dans l'Isère. Également des traductions de l'œuvre d'Urmuz l'écrivain roumain dont vous avez entendu parler et qui fut précurseur. Varbanesco revient sur l'idée de Breton d'une enquête sur la coïncidence dont les réponses les plus significatives auraient été publiées. La réunion de ces textes serait l'étape préliminaire pour une prochaine anthologie. Enfin la question de la division du contenu du numéro se pose : soit selon les auteurs, soit par spécialités dans les domaines scientifiques, poétiques, etc. Varbanesco demande l'opinion de Breton sur toutes ces questions. En post scriptum : je me fais le plaisir de vous envoyer quelques planches extraites d'un travail actuellement en cours pour les Chants de Maldoror que je prépare pour les éditions Bordas. Joint : 7 estampes signées, toutes annotées au crayon par Varbanesco : 1 planche Les chasseurs d'ours de St Ondras par eux-mêmes copie d'après une gravure sur " caillou " du jardinier Guillermin, 6 épreuves d'artiste inédites pour les Chants de Maldoror : Ier chant le fond de l'océan (eau-forte sur zinc), Chant Ier …gonflent leur cou terrible (5ème, 8ème et planche définitive), Chant IIIe, au bordel (planche définitive et 20ème planche). Varbanesco a illustré le n°9 des Cahiers G.L.M. ainsi que le n°5 de la revue Le Temps de la poésie.


1500 €


 






(MILLER). DE MILLE (Richard). Portrait photographique de Henry Miller.
Tirage en couleurs d'époque, avec une petite bordure blanche, format 12,5 x 12,5 cm. Portrait de Miller chez lui à Pacific Palisades en Californie, il est assis à sa table avec une cigarette, feuilletant le François d’Assise de son ami Joseph Delteil. Cette photographie prise en août 1960 est reproduite dans de nombreuses publications.


250 €


 






(MONTHERLANT). BOUNOURE (Gabriel). Apologie pour l’Oronte. MANUSCRIT AUTOGRAPHE.
Manuscrit autographe signé daté Beyrouth, mars 1924, de 16 pages in-quarto. Provient des archives de Pierre-André May, mais cet essai sur Henry de Montherlant ne fut pas publié dans la revue Intentions. Ce manuscrit n’est pas de la main de Gabriel Bounoure mais certainement de sa femme. “Tibre et Oronte” de Montherlant paru dans la Nouvelle Revue Française du 1er octobre 1923 et en volume en 1924 (1er chapitre du Paradis à l’ombre des épées).


250 €


 






(NABOKOV). Portrait photographique de Vladimir Nabokov.
Tirage argentique d’époque sans marge, 24 × 18, tampon au dos des archives de la Librairie Hachette. Très beau portrait de 3/4 de Nabokov, à la manière des studios Harcourt (des noirs intenses et une sorte de relief). Vers le milieu des années 1950, époque où il écrit Lolita, il est souriant, en chemise blanche, cravate et veston.


500 €


 






(PETRARQUE). Photographie de la maison de Pétrarque à Venise.
Tirage argentique d’époque, 8,5 × 7,8, montée sur un carton fort. Sans date (vers 1850). Cette très curieuse photographie provient des archives de Paul Bourget : devant la maison de Pétrarque Riva degli Schiavoni, à Venise, des militaires sont assis près d’un étal de pastèques ! Une plaque sera apposée en 1904.


500 €


 






(PRADO). LE ROY-PRADO (J.). Lettre autographe signée à Paul Eluard.
2 pages in-8, datée Asnières, 24 mai 1948. Jacques Prado né en 1889 était ingénieur en aéronautique et aviateur. Il publie, en 1927, un recueil de poèmes intitulé Balises. L´année suivante, il est victime d'un accident mortel en service commandé. En 1929 parait Holocauste, recueil posthume, préfacé par Henri de Régnier. La fille du poète Jacques Prado adresse à Eluard les 2 recueils de poésie de son père, publiés aux éditions La Phalange en 1928 et 1930 pour son Anthologie des poètes français 1918-1948. Elle cite Henri de Regnier, Jean Royère qui lui a consacré un article, Alfred Mortier. Ces poèmes pourraient avoir une place dans l’anthologie que prépare Paul Eluard.


100 €


 






(PREVERT). THEROND (Roger [-Marc]). L.A.S. à Jacques Prévert et PHOTOGRAPHIE ORIGINALE.
1 p., 22 x 17,2, sur papier ligné, datée Sète, 10 octobre [1943], env. cons. Jolie lettre dans laquelle le futur journaliste de Paris-Match (“le poids des mots, le choc des photos”) exprime son enthousiasme d’avoir pu faire la rencontre de Prévert : “j’ai envie de vous dire la joie que j’éprouve de vous avoir connu, de vous avoir parlé et de vous avoir vu comme vous êtes dans la vie et non plus seulement à travers vos films. Cela a été pour moi d’un grand encouragement de vous voir vivre tous trois avec MM. Traüner et Rey autour du cinéma, pour le cinéma et aussi tellement dans la vie de tous les jours (...) dommage que je n’ai pu faire du cinéma près de vous ou de M. Carné. (Je vous remercie de votre accueil si franc et je me rends compte de tout ce que je dois à Rey qui m’a présenté à vous”. La photographie tirage argentique de l’époque en n&b, 7 x 9 cm, a été certainement prise par Roger Thérond, elle était jointe à la lettre. Elle représente : Prévert, sa compagne Claudie Carter, Henri-François Rey et le chien de Prévert au premier plan, annoté au dos “Fête Nice 43”. Prévert en 1943 était à Nice sur le tournage des Enfants du Paradis de Marcel Carné. Son histoire d’amour avec Claudy Carter se terminera aussi cette année là.


750 €


 






(RADIGUET). LANUX (Pierre de). LE DIABLE AU CORPS PAR RAYMOND RADIGUET. MANUSCRIT AUTOGRAPHE SIGNÉ. 4 p. in-8, quelques ratures et corrections.
Paru dans le n°14-15 d'Intentions, avril-mai 1923. Texte critique assez ambigu. "Les critiques me paraissent avoir fait une confusion entre la précocité du romancier, réelle certes et remarquable, et le fait beaucoup moins étonnant qu'un homme de dix-sept ans se trouve en possession d'une personnalité déjà formée, et, disposant de loisirs exceptionnels, s'exerce à l'amour comme on se lance sur une belle route sans obstacles, un beau matin, pour essayer une voiture neuve. La randonnée se termine mal il est vrai. Une femme est tuée. Mais le moteur a fait ses preuves, et les ressorts n'ont pas trop souffert..."


250 €


 






(RIMBAUD - VERLAINE). FONTAINE (André). Verlaine - Homme de lettres.
P., Librairie Delagrave, 1937, in-8, br., 144 p. Edition originale. 1/15 ex. de tête sur pur fil, celui-ci H.C. Bel envoi a.s. : à Monsieur Léon Deffoux ces pages sur Verlaine - et parfois de Verlaine - avec mes confraternels sentiments”. Prière d’insérer joint. 6 lettres autographes signées jointes (différents formats) de Fontaine à Léon Deffoux 19 avril - 28 juin 1937, 9 pages in-8 d’une fine écriture, env. cons. (l’une d’elle est découpée). Les lettres relatent la découverte d’une correspondance échangée en 1875 entre Verlaine et Delahaye au sujet de Rimbaud. Il y est question aussi de Germain Nouveau. A la bibliothèque Jacques Doucet, André Fontaine copie partiellement cette correspondance et voudrait la faire publier intégralement. Il demande à Léon Deffoux de l’aider car le Recteur de l’Académie de Paris n’a autorisé qu’une utilisation très stricte des citations inédites. Très intéressant ensemble.


500 €


 






(SAINT-POL-ROUX). JOUVENEL (Bertrand de) sous le pseudonyme de René NERÉ. LE POÈTE MAGNIFIQUE. MANUSCRIT AUTOGRAPHE. 6 p. in-4 sur papier rose.
Bel hommage rendu à Saint-Pol-Roux publié dans le numéro 2 d'Intentions en février 1922. "Le symbolisme panthéiste réinventa l'ardeur. Décidés à trouver dans l'instant toutes les possibilités, les poètes nouveaux se crurent le résumé du monde..." "Saint-Pol-Roux a dit: "Le style c'est la vie", car la vie pour lui c'est d'ordonner, d'unir, d'appuyer un portrait sur une idée, et une idée sur un portrait. (...) On peut voir en St-Pol-Roux, un écrivain précieux et pourtant violemment sincère, allégorique et pourtant évocateur, mais il est plus que celà. Il est celui qui veut arracher la synthèse au symbole. Il est en quète des associations cachées, sa subtilité lui est nécéssaire et nous ne lui demanderons pas comme ces impies "Seigneur, cessez de vous exprimer en paraboles!"


250 €


 






(ZAMIATINE). KUNINA ALEKSANDER (Irina). Eugene Zamiatine. Croquis par Irina Kounina.
3 pages (en double), ronéotées, recto, 27 x 21 cm, avec quelques corrections, accompagné d’un petit mot daté du 16 juin 1939 à Max-Philippe Delatte. 1 carte postale manuscrite datée 5 avril 1939. Elle s’excuse de répondre tardivement et lui demande de la rappeler pour pouvoir lui fournir les renseignements demandés. 1 lettre ronéotée avec la signature autographe, datée 15 mai 1939. Elle était souffrante + un déménagement et n’a pu assister à sa conférence. Elle le remercie pour l’envoi de Critique 38, la revue créee en mai 1938 par Max-Philippe Delatte. “Vous vous rappelez, cher monsieur, que je vous ai demandé une fois si je pouvais placer dans votre revue une critique sur le livre de l’écrivain russe E. Zamiatine ? - son oeuvre posthume qui vient de paraitre. Je suis prête à l’écrire moi-même ou de vous la procurer faite par un des critiques russe”.


150 €


 

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