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LYDIS (Mariette). MAC ORLAN (Pierre). Criminelles.

24 eaux-fortes de Mariette Lydis, accompagnées d'un texte de Pierre Mac Orlan. Sans lieu, ni date (chez l'auteur, 1927), 28,5 x 22,6 cm sous chemise de toile grise, titre en rouge sur fond noir ajouré, avec une fenêtre à barreaux, pouvant laisser entrevoir les gravures, rabats de papier assortis aux gardes, fermeture grace à des chainettes. Édition originale du texte de Mac Orlan. Rare suite d'eaux-fortes tirées uniquement à 75 ex., celui-ci sur Arches avec toutes les gravures signées au crayon par l'artiste. Un véritable musée criminel certainement inspiré par des photographies d'identité judiciaire. Tous les portraits de cette galerie de femmes assassins sont accompagnés d'un texte semblable à une coupure de presse tiré de la colonne « Faits divers ». C'est, par exemple, Hermine Masson qui débite le corps de son fils à la hache après l'avoir laissé mourir de faim, c'est Yvette, une fillette de douze ans qui blesse ses camarades avec un canif afin de « voir couler du rouge », c'est encore la Baronne de R., sexagénaire, qui étrangle un acteur très connu parce qu'il se refuse à des intimités, ou encore, Antonia Sceri, l'infirmière qui empoisonne ses malades, non pour en tirer un quelconque profit, mais pour suivre de plus près les ravages du poison... En fait chacune de ces femmes pourrait rivaliser en férocité avec Léa et Christine Papin, les deux employées de maison qui un beau jour de 1933 congédièrent leur patronne, ou, la même année, Violette Nozière, la fameuse parricide dont les surréalistes prendront la défense. Mariette Lydis dont la puissance cérébrale est plus chaude qu'une lampe détectrice nous rend par son trait à la fois délicat et acéré le caractère de la passion qui inspira les sanglants exploits. Signature de l’artiste également au colophon.


2500 €





































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